L' Union de la Maçonnerie et du Gros-Oeuvre (UMGO) est une organisation professionnelle qui a pour but de représenter et défendre les entreprises de bâtiment
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Edito

COVID 19 : LE SÉISME ET SES RÉPLIQUES

Le 07 juin 2021

Parce qu’elles ont su prendre leur destin en main et s’organiser, nos entreprises ont bien résisté aux secousses de la Covid-19 tout au long de l’année 2020. En termes d’activité au moins, l’essentiel a été préservé. Mais, à l’image des répliques d’un séisme, attendues mais imprévisibles, celles de la crise sanitaire mondiale se font violemment sentir depuis le début de l’année. La reprise d’activité en Asie et aux États-Unis aspire l’offre de matières premières tandis que le coût du fret maritime a sextuplé.

Ajoutons à cela des stocks faibles, une dose de spéculation, et nous obtenons un cocktail explosif pour le prix des matériaux. Il y a un peu plus d’un an, l’heure était à la discussion avec les maîtres d’ouvrage pour le partage des surcoûts liés à la crise sanitaire et le décalage des plannings sans pénalités. Sur fond d’imprévision, de solidarité et de bienveillance. Aujourd’hui, aux même maux les mêmes remèdes.

Grâce au travail de la FFB, le ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance a officiellement recommandé le gel des pénalités de retard sur les marchés publics en cas de difficultés d’approvisionnement. Il a également rappelé que ces mêmes marchés, lorsqu’ils durent plus de trois mois, doivent impérativement prévoir des mécanismes d’indexation des prix. Le signal est positif même si les marchés privés ne sont pas concernés et qu’il faudra aussi trouver des solutions pour les chantiers en cours. C’est d’autant plus important que la situation est inédite par son ampleur, sa durée et son imprévisibilité. Par exemple, alors que l’on s’attendait à une stabilisation des prix de l’acier avant l’été, c’est une nouvelle hausse qui sévit…

Dans ce contexte déjà compliqué, le gazole non-routier (GNR) aurait dû être supprimé le 1er juillet. D’abord, les pouvoirs publics ont annoncé son maintien jusqu'au 1er janvier 2023 avant que les députés de la majorité proposent de rétropédaler de 6 mois. Une position d’autant plus incompréhensible que de nombreuses questions restent sans réponses : couleur du carburant, liste des engins et moteurs pouvant l'utiliser, matériels de substitution…

L’année 2021 sera donc celles des répliques du séisme Covid-19.

Gageons que nous saurons, une fois encore, y résister ! 


Le 07 juin 2021